Laissez-moi deviner, si je vous demandais votre préférence entre plaire ou être libre, vous auriez du mal à choisir. N'est-ce pas?


C'est évident. Nous avons toutes (et tous) envie de plaire. Et nous voulons toutes (et tous) nous sentir libres.


MAUVAISE NOUVELLE, CES DEUX ENVIES S'OPPOSENT.

UN CHOIX S'IMPOSE!


Se soucier du regard des autres, chercher à plaire aux autres, c’est risquer de réprimer qui nous sommes réellement, c’est faire des choix de vie pour les autres, c’est se priver de liberté. C'est cher payé, non?


Comme vous, je n’ai aucun désir de déplaire. Malgré cela, il y aura toujours des gens qui ne m’aimeront pas (et certains qui me trouveront insupportable). C'est leur droit. Et c'est mon devoir de ne pas renier qui je suis pour qu'ils m'apprécient.


Tout au long de notre vie, nous changeons, nous nous améliorons, nous nous découvrons des ressources, nous apprenons à mieux nous connaître, nous aspirons à devenir une meilleure personne.


Faire tout ceci pour soi est fantastique. Par contre, le faire pour les autres, pour se sentir aimée, acceptée est dangereux et de plus, CELA NE FONCTIONNE PAS!


Ce que les gens pensent de nous, ce ne sont pas nos affaires. Si nous souhaitons modifier quelque chose en nous, nous sommes libres de le faire mais faisons-le pour nous (pour autant que nos actes ne nuisent pas aux autres).


SOYONS NOUS-MÊMES. SOYONS AUTHENTIQUES. SOYONS LE RESULTAT DE NOS SOUHAITS ET NON DES EXIGENCES DES AUTRES!



Comment se fait-il que ce si petit mot de trois lettres puisse déclencher autant de peur et d’anxiété chez beaucoup d’entre nous ?


Ce petit mot très important qui peut être tellement difficile à dire ou même à entendre : NON.


Si vous êtes comme moi, vous dites facilement oui car cela vous fait plaisir.


Mais être capable de dire non quand nous en avons besoin et le dire avec compassion et respect est important!


Nous préférons souvent satisfaire la demande de notre interlocuteur et renoncer à nos besoins, nos envies.


Cependant, en évitant de dire non, cela nuit à notre bien-être et nous ne préservons pas pour autant les relations que nous souhaitons épargner.


Bonne nouvelle ! Il est possible de dire non sans blesser quiconque et même de délivrer ce message avec amour et compassion.


Fantastique, vous ne trouvez pas ? J’imagine que vous avez répondu OUI 😊


Tout d’abord, considérez le fait de dire non comme un acte de gentillesse envers vous-même et envers ceux qui vous entourent.


Si vous acceptez de rendre service à votre collègue alors que vous n’avez pas le temps, vous risquez de revenir énervée chez vous et vos proches risquent très probablement de subir votre mauvaise humeur.


Est-ce que c’est cela que vous souhaitez ? J’en doute !


Ensuite, il est important de garder en tête que vous avez le choix entre plus de deux possibilités de réponse. Il ne s’agit pas de dire soit OUI, soit NON.


Il est évident que si vous refusez une demande uniquement par le mot non, votre réponse risque d’être mal reçue !


« Tu veux bien m’aider avec ce dossier ? » NON


Formuler le refus de façon bienveillante, sélectionner les bons mots fait toute la différence.


Justifiez votre choix, offrez une alternative, un espace de négociation.


Voici quelques exemples de réponses pour vous aider à dire non de manière respectueuse, honnête et simple.


  • Vous n’êtes pas d’accord avec ce que propose votre supérieur. Vous pouvez lui proposer une alternative afin de lui montrer votre implication : “ Je ne pense pas que cette stratégie soit celle à privilégier pour aider nos clients. Si vous êtes ouvert à une autre idée, nous pourrions imaginer … ce qui permettrait à nos clients de …. »


  • Votre amie vous demande de garder ses enfants alors que vous êtes débordée : « Je suis sur les genoux pour l’instant et je me suis promis de ne plus prendre d’engagement avant de me reposer et recharger mes batteries. Quand j’aurai retrouvé de l’énergie, je me ferai un plaisir de garder tes enfants. »


Ces formulations nous montrent qu’il est possible de dire non sans blesser l’autre ni se sentir coupable.


Et qu’oser dire non va considérablement améliorer votre vie.






La semaine passée, au cours d’une discussion entre copines, j’ai été interpelée par une expression utilisée par l’une d’elles : « on ne peut pas tout avoir ».


Vous connaissez cette affirmation et moi aussi mais cette fois-ci, elle a raisonné différemment dans mon esprit. Je l’ai trouvée étonnante, limitante et je me suis demandé pourquoi, après tout, nous ne pourrions pas tout avoir.


Quelques jours plus tard, en lisant « le grand saut » de Gay Hendricks, j’ai découvert un concept appelé « limite supérieure » et cela m’a éclairée. Etais-je sur le point d’obtenir la réponse à mon interrogation ?


La limite supérieure décrite par l’auteur correspond à la limite à laquelle nous nous permettons de nous sentir heureux et de réussir.


C'est un peu comme un thermostat interne, comme notre zone de confort de réussite.


D’après Gay Hendricks, lorsque les choses commencent à devenir incroyables et que nous dépassons cette limite supérieure, nous sommes nombreux à commencer à nous saboter inconsciemment afin de pouvoir retourner dans notre zone de confort.


Imaginons que vous dépassiez le réglage de votre thermostat interne car votre vie devient absolument fantastique, il est fort probable que vous alliez accomplir des choses (inconsciemment) afin de revenir à l’endroit familier où vous vous sentez en contrôle.


Nous sommes inconsciemment persuadés que dans notre vie, nous ne méritons pas plus qu’un certain niveau de bonheur et d’énergie positive. Et quand nous connaissons une période prolongée de succès, nous réduisons notre bonheur par le biais de pensées négatives pour revenir à un état émotionnel moins positif mais dans lequel nous nous sentons plus confortables.


C’est assez curieux, vous ne trouvez pas.


Pourquoi résister au bonheur en s’imposant des limites imaginaires à la joie de vivre et se saboter en cas de dépassement de ses limites ?


Vous rappelez-vous avoir vécu un événement où vous êtes tombé malade au moment où tout vous souriait ?


Ou avez-vous le souvenir d'avoir remporté une grande victoire et ensuite connu un incident, fait des dépenses exorbitantes, vécu une querelle, un trop plein de nourriture ?


Ou peut-être ressentez-vous en vous un énorme potentiel que vous n’arrivez pas à exprimer complétement ?


Ou, vous avez "tout pour être heureux " et pourtant vous ressentez de la frustration, de l'anxiété ?


De nombreuses personnes se sabotent par peur de l'échec ou du succès. Elles pensent qu'elles ne méritent pas plus que ce qu'elles ont déjà, que les choses semblent trop belles pour être « vraies ».


Pour repousser cette limite, il convient avant tout de prendre conscience que c’est vous qui imposez les limites à votre propre bonheur. Vos possibilités ne sont limitées que par votre esprit.


Tout ce que nous faisons aujourd'hui était autrefois considéré comme impossible.


Il en va de même pour le bonheur : croire que les moments heureux sont rares et courts risque de vous conduire à vivre une vie sans bonheur.


Changer votre état d'esprit est l'étape la plus cruciale pour changer votre réalité.


Ne devenez pas victime de la peur et de l'auto-sabotage.


La prochaine fois que vous vous sentez inquiet, arrêtez-vous une seconde et interrogez la source qui alimente ces inquiétudes. Trouver la source vous aidera à trouver la solution.


N'oubliez pas que chaque fois que vous êtes en train de dépasser vos propres limites supérieures, c'est forcément un peu effrayant et inconfortable.


Mais accrochez-vous à l'inconfort. C’est pour un mieux.


Tout le monde a des rêves mais tout le monde ne les vit pas.


Et vous, avez-vous choisi de vivre vos rêves?